Cloison alvéolaire : créer facilement de nouvelles pièces dans votre maison

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Cloison alvéolaire pour créer de nouvelles pièces

Vous avez besoin de créer un bureau pour travailler à domicile ou une nouvelle chambre pour l’arrivée du petit dernier ? Vous avez de grandes pièces et vous souhaitez mieux répartir l’espace dans votre domicile ? De nombreuses possibilités s’offrent à vous pour créer des séparations dans votre maison mais vous ne savez pas laquelle choisir ? Optez pour une solution pratique et simple à l’installation : les cloisons alvéolaires.

Qu’est-ce qu’une cloison alvéolaire ?

La cloison alvéolaire fait partie des cloisons séparatives qui contrairement à d’autres n’ont pas de rôle porteur ou semi-porteur. Elle sert à distribuer facilement l’espace dans un intérieur ou entre plusieurs appartements. C’est une cloison dite « sèche » c’est-à-dire sans aucun liant entre les plaques à l’exception des joints. Elle est composée de 2 plaques de plâtre entre lesquelles vient se loger une structure en carton épais alvéolée autrement appelée « en nid d’abeilles ».


Les avantages de la cloison alvéolaire.

Une cloison alvéolaire présente divers avantages qui rendent son utilisation particulièrement appréciable au sein d’un logement.

La légèreté

La cloison alvéolaire pèse 3 fois moins lourd qu’une cloison maçonnée classique d’épaisseur équivalente, ce qui n’empêche pas pour autant sa rigidité. Elle est donc particulièrement adaptée pour les sols faiblement résistants (en bois ou parquet notamment) et conviendra pour l’aménagement de combles en hauteur, là où les sols n’acceptent bien souvent qu’une faible surcharge de poids.

La modularité  

Corollaire de sa légèreté, la cloison alvéolaire est facile à manipuler. De par sa dimension standard de hauteur d’étage, elle s’adapte à la plupart des hauteurs et de pièce et peut facilement être recoupée si nécessaire à l’aide d’une scie. De plus, l’espace des alvéoles est prévu pour recevoir des câbles électriques en toute discrétion.

Les cloisons alvéolaires sont également adaptées aux pièces plus humides comme les salles d’eau ou les caves. Il convient pour cela de choisir des cloisons alvéolaires hydrofuges.

Enfin, au niveau esthétique, la cloison alvéolaire est déclinée en plusieurs coloris ou motifs et peut être facilement repeinte voire habillée de faïence avec une colle spéciale salle de bain notamment.

La capacité d’isolation 

La cloison alvéolaire peut être un parfait isolant thermique et phonique grâce là encore au système des alvéoles qui peut accueillir une couche supplémentaire d’isolant.

Le prix attractif

Les cloisons alvéolaires sont très bon marché en comparaison d’autres types de cloison tels que les carreaux de plâtre, la brique, le bois ou le béton cellulaire. Son prix démarre à 8€ du m² et peut atteindre jusqu’à 40€ du m² pour les cloisons hydrofuges.

La simplicité d’installation

Elle ne nécessite pas de ciment, de plâtre ou d’enduit de recouvrement pour être fixée. La pose des cloisons se fait par simple emboitement dans un rail vissé au plafond et un autre rail appelé semelle fixé au sol. La liaison entre les panneaux est assurée par des clavettes. 

Installation de cloisons alvéolaires : la pose étape par étape  

Il est tout à fait possible de réaliser la pose de ses cloisons alvéolaires par soi-même. Nous allons détailler la marche à suivre ci-dessous. N’hésitez toutefois pas à faire appel à un professionnel si vous avez des doutes sur la stabilité de vos murs porteurs notamment.

  • Etape 1 : Préparez l’emplacement de la future cloison. Tracez au sol, sur les murs et au plafond l’épaisseur de la cloison et du rail. N’oubliez pas de prévoir l’emplacement des éventuelles portes.
  • Etape 2 : Fixez la semelle au sol à laide de vis et chevilles pour un sol en béton ou vis et clous dans un sol en bois.
  • Etape 3 : Posez le rail haut. La cloison sera maintenue par un rail haut de la même épaisseur tout comme pour la semelle.
  • Etape 4 : Fixez un rail d’alignement vertical au milieu du mur. Sa longueur doit correspondre à un tiers de la hauteur du mur de départ sous plafond.
  • Etape 5 : Fixez les clavettes à l’aide de clous sur la semelle au pied du mur, puis au milieu sur le rail et enfin sur le rail du plafond.
  • Etape 6 : Coupez votre premier panneau à la bonne taille c’est-à-dire la hauteur du plafond déduite de l’épaisseur de la semelle basse avec une scie sauteuse ou une scie égoïne.

Emboitez la plaque dans le rail haut puis rabattez-là ensuite vers la semelle basse.
Faites coulisser le panneau dans le rail jusqu’au mur et veillez à ce qu’il s’emboite parfaitement avec la clavette de départ et le rail latéral.

  • Etape 7 : Insérez au marteau 3 clavettes à mi-longueur dans la première plaque : la première au niveau de la semelle, la seconde au premier tiers de la hauteur et la dernière aux 2/3 de la hauteur. 

Vissez les clavettes à travers les plaques. Emboîtez les différents panneaux les uns à la suite des autres de la même façon.

Attention : la dernière plaque posée ne doit pas être celle adjacente au mur receveur. Veillez donc bien à préparer également le mur receveur de l’autre côté avant d’emboiter les plaques.

  • Etape 8 : Découpez le dernier panneau avec la largeur restant à combler qui devrait donc arriver vers le milieu de la nouvelle cloison. Sur ce dernier panneau, réalisez des traits de scie sur une dizaine de centimètres à l’emplacement des clavettes. Plantez un clou au milieu des clavettes et enfoncez-les totalement dans le panneau. Le clou va vous permettre de déplacer la clavette dans la plaque adjacente le long du trait de scie préalablement réalisé.
  • Etape 9 : Posez le dernier panneau du haut vers le bas puis ajustez les clavettes à l’aide du clou. Vissez les clavettes à travers la plaque et retirez le clou.
  • Etape 10 : Les finitions. Posez des joints dans les éventuels espaces entre les panneaux, les murs ou le plafond puis appliquez une couche d’apprêt pour permettre la fixation du nouveau revêtement. Vous n’avez alors plus qu’à choisir le revêtement de votre choix (papier peint, carrelage, peinture…).

Vous pourrez également choisir de poser une porte dans votre nouvelle cloison en reproduisant le système des 3 clavettes réparties à égale distance sur la hauteur de la porte de chaque côté du dormant. Pensez dans ce cas à bien dégarnir le panneau de quelques centimètres pour pouvoir y visser les clavettes.

Enfin dans le cas où vous souhaiteriez faire passer un réseau d’eau ou d’électricité à travers la cloison, percez le panneau à l’aide d’une scie cloche pour pouvoir y insérer une gaine. Vous prendrez soin de bien vous assurer de l’étanchéité de la structure en utilisant du mastic acrylique pour la recouvrir.

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