
L’année 2024 est riche en changements pour le marché immobilier français. Prolongations de dispositifs, ajustements fiscaux et nouvelles mesures sont au programme pour s’adapter aux défis économiques et environnementaux actuels. Que votre projet soit d’acheter, de vendre ou d’investir, ces évolutions auront un impact sur vos démarches.
Le Prêt à Taux Zéro (PTZ) facilite l’accession à la propriété pour davantage de ménages
Vous avez un Projet résidentiel à Charlevoix en tête ? En 2024, le PTZ bénéficie d’un nouvel élan avec une prolongation jusqu’en 2027 et une ouverture à un plus grand nombre de ménages grâce à la révision à la hausse des plafonds de revenus. Désormais, une personne seule peut gagner jusqu’à 49 000 € et toujours prétendre à ce dispositif. De nombreux foyers auparavant exclus pourront ainsi devenir propriétaires.
Le PTZ se recentre sur les logements collectifs neufs en zone tendue et les biens anciens à rénover en zone détendue. La part finançable passe de 40 % à 50 % du coût total de l’opération pour les ménages modestes. L’objectif est de dynamiser le marché et d’encourager la rénovation énergétique du parc immobilier existant.
MaPrimeRénov’ : un coup de pouce renforcé pour la rénovation énergétique
En 2024, le dispositif MaPrimeRénov’ gagne en puissance avec un budget porté à 5 milliards d’euros. Cette aide se décline désormais en deux parcours distincts. Le parcours « performance » s’adresse aux rénovations d’ampleur, avec des subventions couvrant de 30 % à 90 % des dépenses, plafonnées à 70 000 €.
Le parcours « efficacité » concerne les travaux simples, avec des forfaits par poste. Depuis juillet 2024, les logements classés F ou G ne sont plus éligibles à ce parcours, ce qui incite les propriétaires de passoires thermiques à entreprendre des rénovations globales. Pour les rénovations d’ampleur, l’accompagnement par un professionnel agréé est obligatoire.
Locations meublées de tourisme : un régime fiscal moins avantageux
Le régime fiscal des locations meublées de tourisme est profondément remanié en 2024. L’abattement forfaitaire sur les revenus locatifs est réduit à 30 % pour les meublés non classés (contre 50 % auparavant) et pour les meublés classés (contre 71 % auparavant). De plus, le plafond de recettes est abaissé à 15 000 €, alors qu’il était de 77 000 € pour les non classés.
Cette réforme a pour but de rééquilibrer le marché locatif, en particulier dans les zones tendues où la multiplication des locations saisonnières réduit l’offre de logements pour les résidents permanents. Les propriétaires de meublés touristiques devront adapter leur stratégie fiscale et éventuellement envisager un changement de statut pour optimiser leurs revenus.
Fin programmée du dispositif Pinel : place à de nouvelles opportunités
L’année 2024 signe la dernière ligne droite pour le dispositif Pinel, très prisé des investisseurs dans le neuf. Les taux de réduction d’impôt subissent une nouvelle baisse : 9 % pour 6 ans de location, 12 % pour 9 ans et 14 % pour 12 ans. Seul le Pinel+ conserve des taux plus avantageux, mais avec des critères d’éligibilité renforcés.
Cette fin annoncée pousse les investisseurs à se tourner vers d’autres options. Le dispositif Denormandie dans l’ancien, prolongé jusqu’en 2026, se présente comme une alternative intéressante. Il cible la rénovation de logements dans des zones en revitalisation, avec des avantages fiscaux similaires au Pinel. Les investisseurs ont tout intérêt à explorer ces opportunités avant la disparition définitive du Pinel fin 2024.
L’encadrement des loyers s’étend à de nouvelles agglomérations
En 2024, le mouvement d’encadrement des loyers prend de l’ampleur et touche de nouvelles villes. Après Paris, Lille et Lyon, des agglomérations comme Grenoble, Marseille et Annemasse adoptent à leur tour le dispositif. Cette mesure établit des plafonds de loyers par quartier et type de bien, dans le but de maîtriser la hausse des prix dans les zones tendues.
Pour les propriétaires bailleurs, cet encadrement implique une vigilance accrue lors de la fixation des loyers. Ils doivent désormais se référer aux grilles établies par les préfectures pour déterminer le montant maximum autorisé. L’extension du dispositif modifie les règles du jeu sur le marché locatif local et pourrait influencer les stratégies d’investissement dans ces nouvelles zones concernées.
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