
L’automne est la meilleure saison pour inspecter sa maison. Les journées sont encore assez douces pour travailler dehors, et les problèmes qui apparaîtront avec le froid et l’humidité se préviennent bien plus facilement maintenant qu’en plein hiver. Voici les points à vérifier, de l’extérieur vers l’intérieur.
Vérifier la toiture et les gouttières
La toiture et les gouttières sont la première barrière contre la pluie. Après l’été et la chute des feuilles, les gouttières se bouchent souvent : l’eau déborde alors le long des murs, imbibe la façade et finit par s’infiltrer.
Un nettoyage complet des gouttières et des descentes d’eau évite la plupart de ces dégâts. Profitez-en pour repérer les tuiles déplacées ou cassées, les joints de cheminée fissurés et les traces de mousse importantes, qui retiennent l’humidité. Pour tout travail en hauteur, la sécurité passe avant tout : une échelle stable, un harnais si nécessaire, et l’appel à un professionnel dès que l’accès devient risqué.
Les fenêtres, les portes et les volets subissent la pluie, le gel et les écarts de température. Une menuiserie mal protégée laisse entrer l’eau, se déforme et se dégrade beaucoup plus vite.
Commencez par vérifier les joints autour des fenêtres et des portes : un joint craquelé laisse passer l’air froid et l’humidité. Remplacez-le avant l’hiver, c’est un geste rapide et peu coûteux.
Les volets en bois méritent une attention particulière. Une peinture qui s’écaille laisse le bois à nu, qui se gorge d’eau et pourrit. Le début de l’automne est la dernière bonne période pour les repeindre, tant que les températures restent au-dessus de 10 °C et que l’air n’est pas trop humide. Pour réussir ce chantier, ce guide explique comment peindre des volets en bois, de la préparation du support au choix d’une peinture microporeuse.
Prévenir l’humidité à l’intérieur
Quand le chauffage reprend et que l’on aère moins, l’humidité s’accumule dans la maison. La vapeur d’eau produite par la cuisine, les douches et le séchage du linge se dépose sur les murs les plus froids, et c’est là que les moisissures apparaissent.
Quelques gestes simples limitent ce risque :
- aérer chaque pièce une dizaine de minutes, matin et soir, même par temps froid ;
- vérifier que les entrées et sorties d’air ne sont pas bouchées ;
- éloigner les meubles de quelques centimètres des murs donnant sur l’extérieur ;
- chauffer toutes les pièces régulièrement, pour éviter les zones froides.
Si des taches noires apparaissent malgré tout dans un angle ou derrière un meuble, il faut agir rapidement, car les moisissures s’étendent et peuvent affecter la qualité de l’air. Ce guide détaille comment traiter la moisissure sur le mur sans danger, et surtout comment identifier sa cause pour qu’elle ne revienne pas.
Contrôler le chauffage et l’isolation
Avant les grands froids, faites entretenir votre chaudière par un professionnel : l’entretien annuel est d’ailleurs obligatoire pour la plupart des chaudières. Purgez les radiateurs à eau, qui chauffent mal lorsqu’ils contiennent de l’air.
Vérifiez aussi l’isolation des combles et des sols. Une isolation insuffisante se repère souvent à quelques signes : des pièces difficiles à chauffer, des murs froids au toucher, ou une facture d’énergie en hausse sans raison apparente. Les combles perdus sont souvent les plus rentables à isoler, car une grande partie de la chaleur s’échappe par le toit.
Enfin, pensez aux canalisations exposées au froid, dans un garage, une cave ou un vide sanitaire. Un manchon isolant suffit souvent à éviter qu’elles gèlent et éclatent. Coupez et vidangez aussi les robinets extérieurs avant les premières gelées.
En consacrant quelques week-ends d’automne à ces vérifications, vous abordez l’hiver sereinement, et vous évitez des réparations bien plus coûteuses au printemps.